Un essai de Gaël Brustier, Editions Bruno Leprince

Evénements

6 DECEMBRE AU CAFE DU CROISSANT

Mardi 18 Novembre 2008
INVITATION :

Gaël BRUSTIER présentera et dédicacera

« LES SOCIALISTES, LES ALTERMONDIALISTES ET LES AUTRES »
(Editions Bruno Leprince, Septembre 2008)

Le SAMEDI 6 DECEMBRE

A 15H00

Au CAFE DU CROISSANT

[La présentation du livre sera suivie d'un pot amical et d'une séance de dédicaces]

146, rue Montmartre - 75002 - Paris
(M° Grands Boulevards ou Les Halles, Lignes 1, 8, 9)
Gaël BRUSTIER
Rédigé par Gaël BRUSTIER le Mardi 18 Novembre 2008 à 11:40

Voici une tribune parue sur Rue89


Existe-t-il un risque de marginalisation de la gauche ?
Par Gaël Brustier
Créé 10/27/2008 - 20:55

Une mauvaise appréhension de la nouvelle géographie sociale de notre pays et de la mondialisation par la social-démocratie, mais également par une partie de la « gauche radicale » française, nous oblige à tirer la sonnette d’alarme.

Un ancien Premier ministre socialiste avait parlé de « deux France » pour décrire notre pays. A la vérité, aujourd’hui, il y en aurait plutôt trois:

Celle des centres urbains, qui sont les lieux les plus en prise avec le modèle néolibéral et concentrent les populations qui en sont les principales gagnantes ;
Celle des banlieues, qui accueille ce que l’on pourrait définir comme un prolétariat des services, précarisé lui aussi à l’extrême ;
Et enfin une France presque invisible et pourtant majoritaire, celle des zones périurbaines et rurales rassemblant les populations précarisées dont l’emploi qualifié est le plus menacé par les règles de rentabilité financière (Gandrange, Sandouville etc.).
La gauche est forte dans les villes-centres « gentrifiées » et dans les banlieues, tandis que la droite de M. Sarkozy fait son miel dans les zones périurbaines et rurales tout en drainant les voix des quartiers bourgeois de la droite ancestrale. Cette équation électorale rend la droite sociologiquement majoritaire et peut empêcher durablement la gauche d’accéder au pouvoir.

Evidemment, les victoires aux élections municipales et cantonales ont donné l’illusion d’une bonne résistance électorale de la gauche ; certains ont préféré attribuer les échecs de celle-ci à la « division » (2002) ou au prétendu mauvais choix de sa candidate (2007). Il n’en est rien.

En fixant toute son attention sur les villes-centres pour remporter des victoires symboliques (Paris, Lyon, Strasbourg etc.), la gauche s’est enfermée dans une alliance sociologique minoritaire à l’échelle du pays. Par chance, la droite ne dispose pas du réseau de cadres locaux lui permettant de concurrencer le travail d’imprégnation du tissu des collectivités locales entrepris depuis les années 70 par le Parti socialiste.

Pour un temps au moins, le PS peut se stabiliser à la tête d’importantes collectivités territoriales sans pour autant être en mesure de concurrencer la droite aux élections nationales.

En somme, le tour de passe-passe de Nicolas Sarkozy a été, en 2007, de faire voter pour lui les ouvriers de l’Est industriel et les traders de la Défense, c’est-à-dire à la fois les victimes directes et les supplétifs de luxe de la mondialisation néolibérale. Il reste donc à la gauche à mieux comprendre l’articulation entre cette nouvelle géographie sociale française et la mondialisation néolibérale.

Ce n’est évidemment pas gagné… Mais une critique efficace et raisonnée du capitalisme financier pourrait être la base d’un front sociologique très large garant de succès à venir.

Le risque en effet est de voir le parti organique de la gauche -le PS- se cantonner à une critique de surface de la mondialisation néolibérale et de ne pas considérer la présente crise comme la crise du système capitaliste à redéfinir totalement. La question n’est pas de « moraliser » l’actuelle configuration du capitalisme mais de revenir sur le processus d’autonomisation des marchés financiers et sur leur capacité à dominer l’économie réelle.

A cette condition, la gauche peut devenir le porte-voix des Français qui ne vivent que de leur travail et orienter la social-démocratie internationale vers un autre destin que celui de spectateur dégagé de la course folle de la mondialisation financière.

Il reste aussi à régler le problème des rapports entre gauche radicale et social-démocratie : il faut que la gauche radicale, dans le champ intellectuel comme dans le champ politique, soit capable de mener un dialogue de fond avec les sociaux-démocrates et cesse de « tirer sur le pianiste ».

Il lui appartient de savoir prendre en compte la nécessité de préserver au Nord et de bâtir au Sud les seuls instruments capables d’offrir un véritable débouché aux aspirations progressistes: les Etats.

A ces conditions, les forces de gauche peuvent mener les combats culturels et électoraux victorieux que le contexte international et les intérêts de notre pays imposent.


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URL source: http://www.rue89.com/2008/10/27/existe-t-il-un-risque-de-marginalisation-de-la-gauche
Gaël BRUSTIER
Rédigé par Gaël BRUSTIER le Mardi 18 Novembre 2008 à 11:37

Evénements

A LONS LE SAUNIER A L'INVITATION DU CERCLE JEAN JAURES
Le Cercle Jean Jaurès du Jura, animé par Jean Philippe HUELIN m'avait invité à une rencontre autour de mon bouquin le mercredi 1er octobre : soirée riche et extrêmement intéressante...
Gaël BRUSTIER
Rédigé par Gaël BRUSTIER le Lundi 06 Octobre 2008 à 10:31

Evénements

Fête de l'Humanité : 3 journées de rencontres...
Les militants du M'PEP, ceux du Cercle Bolivarien de Paris, l'équipe d'Utopie Critique et de Mémoire des Luttes m'ont amicalement accueilli sur leurs stands respectifs pendant les trois jours de la Fête de l'Humanité : rencontres, dédicaces et échanges ont ponctué ces trois journées festives...
Gaël BRUSTIER
Rédigé par Gaël BRUSTIER le Lundi 15 Septembre 2008 à 11:25

Article paru le 15 septembre 2008


LE JSL : Le socialisme face à la réalité de la mondialisation

À deux mois d'un congrès de Reims annoncé à haut risque, Gaël Brustier, militant de la Fédération de Saône-et-Loire du Parti Socialiste, apporte sa contribution à la réflexion. Il vient de publier « Les socialistes, les altermondialistes et les autres », un premier ouvrage remarquable de densité.
Gaël Brustier n'est toutefois pas un militant ordinaire. Doctorant en Sciences politiques, il présentera l'année prochaine à l'Université de Strasbourg une thèse sur le processus d'élaboration du traité constitutionnel européen. A 30 ans, il a déjà une décennie d'engagement politique derrière lui. Adhérant en 1999 au Mouvement des Citoyens, il est devenu un proche collaborateur de Jean-Pierre Chevènement. Responsable du développement du parti après 2002, il est notamment le concepteur de la campagne en faveur du Non au référendum du Mouvement Républicain et Citoyen (qui a succédé au MDC). Rompant avec les chevènementistes en 2006 pour exprimer son désaccord sur les questions de stratégie, il adhère depuis cette date à la Fédération socialiste de Saône-et-Loire. Il est proche de Philippe Baumel et d'Arnaud Montebourg.
Mondialisation
Gaël Brustier milite pour une refondation du PS dont le double défi, explique-t-il, consiste à bâtir un projet alternatif et à reconquérir le vote ouvrier. En 180 pages très argumentées, il établit un parallèle entre l'Amérique latine, qu'il connaît bien -notamment le Vénézuela- et l'Europe et la France, où la Gauche lui apparaît en panne idéologique. «La plupart des pays d'Amérique latine sont gouvernés par la Gauche. Il y a beaucoup à retenir de leur positionnement par rapport à la mondialisation» affirme-t-il. Le jeune auteur soutient que plutôt que lorgner vers le Centre, le PS aurait à gagner à prendre compte les thèses altermondialistes, et à redéfinir sa politique dans le cadre de la mondialisation, sur des sujets comme le libre-échange, les marchés financiers, la dette des pays pauvres...
Après être passé par la Mairie de Paris, Gaël Brustier, originaire de Gueugnon, est revenu en la Saône-et-Loire. Il est employé comme conseiller technique à la Communauté Le Creusot-Montceau.
J-Ph. C
*Les socialistes, les altermondialistes et les autres», éditions Bruno Leprince, 180 pages, 18 euros. En vente dans les FNAC, et en librairie. www.socalter.org
Gaël BRUSTIER
Rédigé par Gaël BRUSTIER le Lundi 15 Septembre 2008 à 11:20

Evénements

La Rochelle - Belfort - La Courneuve

Jeudi 11 Septembre 2008
Après La Rochelle (pour l'Université d'été du PS) et Belfort (pour celle du MRC, présidé par J-P Chevènement), je serai à la Fête de l'Huma ce week-end.

Vous pourrez me rencontrer sur l'espace animé par le Cercle Bolivarien de Paris, sur le stand du M'PEP présidé par Jacques Nikonoff et à la table de Mémoire des Luttes...

Gaël BRUSTIER
Rédigé par Gaël BRUSTIER le Jeudi 11 Septembre 2008 à 13:29

Quatrième de couverture

Les socialistes, les altermondialistes et les autres
Faut-il que le socialisme meure pour que les socialistes vivent ? Le socialisme semble avoir vécu un véritable reflux quasi trentenaire en Europe, provocant la marginalisation des forces qui s’en réclamaient. Pourtant, il émerge de nouveau sur le continent latino-américain dans les Forums sociaux internationaux autant qu’à la tête de nombre de ses gouvernements (Chavez au Venezuela, Correa en Equateur, Fernandez de Kirchner en Argentine, Morales en Bolivie…).

En confrontant le socialisme organique français à la réalité de la mondialisation, à l’altermondalisme naissant autant qu’à sa propre histoire, l’auteur s’efforce de tracer les lignes directrices d’une refondation d’un idéal éternellement neuf. Au fil des pages, entre Amérique latine et Europe, le lecteur découvrira les nombreuses raisons qui permettent d’espérer et de définir ce que peut être demain une alternative au néolibéralisme. Le combat culturel, gramscien, initié à Porto Alegre, peut trouver un débouché dans l’exercice du pouvoir. C’est cette nouvelle étape qui nécessite une véritable refondation du socialisme français.

Gaël BRUSTIER, 30 ans, est doctorant en Science Politique. Ancien membre de la direction nationale d’un parti politique de gauche, cofondateur d’EUROSUR, une entreprise coopérative spécialisée dans le développement des partenariats entre Europe et Amérique latine, il est aujourd’hui également membre d’ATTAC, du Parti Socialiste français et animateur du Centre d’Etudes sur la République, l’Internationalisme, le Socialisme et l’Europe.
Gaël BRUSTIER
Rédigé par Gaël BRUSTIER le Mercredi 02 Avril 2008 à 17:03

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Mercredi 02 Avril 2008
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Gaël BRUSTIER
Rédigé par Gaël BRUSTIER le Mercredi 02 Avril 2008 à 16:52